Comment l’ostéopathie et la chiropractie vous soignent ?

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Je dois l’admettre, j’ai longtemps évité d’écrire cet article.

C’est une des questions que l’on m’a souvent posé et ma réponse dépend de certains éléments : jusqu’à quel point ces personnes veulent que je rentre dans le détail et combien de temps ils ont devant eux.

Il y a des différences c’est certain et il y a également des différences entre les praticiens de chaque profession, Il est donc difficile de répondre à cette question.

Pour mieux comprendre les différences entre chaque profession, il faut tout d’abord connaître un peu l’histoire de chacune.

L’ostéopathie a été fondée aux USA en 1892, par le docteur Andrew Taylor Still.

En tant que médecin, le Dr Still commença à se méfier de la médecine pratiquée à son époque car il pensait qu’elle causait plus de mal que de bien. Dans les années 1890, les patients étaient fréquemment traités avec de l’arsenic, de l’huile de ricin, du whisky, de l’opium et de l’héroïne. Il avait donc sans doute raison de s’interroger à bien des égards.

Quand il n’a pas pu sauver trois enfants d’une méningite spinale et une autre d’une pneumonie, même avec les meilleurs protocoles médicaux de l’époque, ce fut pour lui « la goutte qui fit déborder le vase ».

Il décida qu’il devait y avoir un moyen de guérir ses patients et c’est ainsi que l’ostéopathie est née. A l’époque l’ostéopathie fut considérée comme une « alternative » aux autres pratiques médicales conventionnelles.

Le Dr Still était convaincu qu’en corrigeant n’importe quels troubles du système musculo-squelettique, on arriverait à faire bien fonctionner le reste.

« Par exemple, une mauvaise posture ou une mauvaise respiration peuvent affecter la circulation sanguine dans les artères et les compressions spinales peuvent altérer les nerfs conduisant aux jambes ».

C’était pour lui une façon moins brutale d’améliorer la santé des malades et les mérites de l’ostéopathie ont été vantés en tant que thérapie pouvant être utilisée aussi bien pour, des infections que pour la gangrène en passant par la surdité et bien d’autres.

La physiothérapie est apparue quelques années plus tard en Australie vers 1906. A l’époque les masseurs-kinésithérapeutes travaillaient à l’hôpital pour « mettre à l’aise » les patients et prévenir les escarres. Au fur et à mesure, ces équipes de « masseurs » se sont entourées d’infirmières, notamment à l’époque de la première guerre mondiale lorsque les premiers soldats blessés rentrèrent du front. Il a fallu trouver des techniques pour soigner les soldats, et c’est ainsi que la kinésithérapie s’installa durablement dans le paysage médical australien.

La chiropractie a été inventée par un des étudiants du Dr Still, qui constata que la majeure partie des infections du corps humain semblait provenir de l’épine dorsale et des nerfs spinaux. Ainsi la manipulation de l’épine dorsale pourrait soulager le reste du corps.

Médicalement, le monde d’aujourd’hui est très différent. Les traitements dont nous disposons sont très impressionnants et ne sont plus dangereux pour la santé.

« Je crois que l’ostéopathie a évolué avec le temps, nous ne prétendons plus guérir les infections ou la surdité (les antibiotiques et les ORL sont bien plus efficaces que n’importe lequel d’entre nous ne pourra jamais l’être) et nous ne sommes plus une « alternative » à la médecine conventionnelle. Nous sommes une médecine complémentaire à la médecine traditionnelle ».

D’un point de vue philosophique, la plupart des chiropracteurs resteront toujours fidèles à certaines méthodes de traitement – en voyant la personne comme un tout et non comme un symptôme, en prenant en compte les vaisseaux, les nerfs, le système musculo-squelettique, et la santé mentale du patient, pour résoudre ses problèmes. La plupart des chiropracteurs traiteront aussi l’épine dorsale avant de faire quoi ce soit d’autre.

La plupart des kinésithérapeutes incluront une sorte de rééducation dans leurs plans de traitement (exercices).

Nous faisons tous cela. J’évalue les épines dorsales et je prescris de la rééducation. Je connais des kinésithérapeutes qui évaluent plus un patient de manière globale que je ne peux le faire, et je connais des chiropracteurs qui ne manipulent pas souvent les épines dorsales.

« La raison pour laquelle il y a autant de similitudes c’est que nous connaissons ce qui fonctionne et ne fonctionne pas pour les pathologies du système musculo-squelettique de nos patients et nous essayons tous d’aller au-delà de ce que nous connaissons, nous sommes des touche à tout ».

Pour choisir un praticien, vous devriez tout d’abord chercher quelqu’un en qui vous pouvez avoir confiance et avec qui vous vous sentez à l’aise. La spécialité est une chose, mais elle est moins importante qu’il y a 120 ans.

25 juin 2015 par Claire Richardson

Traduction de l’article : http://www.wellbeing.com.au/blog/whats-difference-osteopathy-physiotherapy-chiropractic/

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