Encore de nouvelles vertus démontrées pour le régime Méditérannéen ?

Le régime méditerranéen, comprenant des fruits, des légumes, des légumineuses, des noix et de faibles quantités de viandes transformées, fait de plus en plus d’émules. Et pour cause, de nouvelles études viennent maintenant de mettre en lumière les bénéfices de ce régime face à la dépression.

De nombreuses études ont déjà été réalisées sur le régime Méditérannéen, dont voici un résumé:

2004: L’EUFIC publie un communiqué sur les bienfaits du régime Méditerranéen: « Les secrets du régime Méditerranéen« : leur rôle bienfaisant dans la protection contre les maladies chroniques,

2013: LeFigaro publie un article intitulé « Les bienfaits du régime Méditerranéen confirmés« : 30 de risques d’accidents cardio vasculaires en moins

Juin 2015: Sciences et vie publie un article « Les bienfaits du régime Méditerranéen pour votre cerveau confirmés »: Une étude Espagnole cette fois a montré ses bienfaits face aux risques de déclin cognitif.

Non satisfaite d’être classée depuis 2010 au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco, la diete Méditerranéenne a décidé de nous surprendre à nouveau:

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue en libre accès BMC Medicine, le régime Méditerranéen pourrait nous aider à lutter contre la dépression. Cette vaste étude portée sur près de 15,093 personnes suggère que la dépression pourrait être liée à des déficits en nutriments.

Après des recherches approfondies associant régime et effets sur notre santé physique, les chercheurs explorent maintenant le lien entre la nutrition et la santé mentale. c’est la première fois qu’une étude porte sur la corrélation entre des habitudes alimentaires saines et leur association avec le risque de dépression.

Les chercheurs ont comparé trois régimes; le régime méditerranéen, le régime Pro-végétarien et le régime  « HEI 2010« . Les participants ont utilisé un système de notation pour mesurer leur adhésion au régime alimentaire choisi. Un score alimentaire a été créé pour l’étude – il augmente lorsque le participant recourt à une alimentation plus saine.

Les produits alimentaires tels que la viande et les sucreries ont été marqués négativement, tandis que les noix, les fruits et légumes (sources d’acides gras oméga-3, de vitamines et de minéraux) ont été marqués positivement.

L’un des chercheurs de l’étude, Almudena Sanchez-Villegas, a déclaré qu’il voulait comprendre le rôle de la nutrition pour la santé mentale. Sa théorie est que certaines habitudes alimentaires pourraient protéger nos esprits.

« Les propriétés nutritionnelles de certains aliments, comme les noix, les légumineuses, les fruits et légumes (sources d’oméga-3 acides gras, vitamines et minéraux) pourraient réduire le risque de dépression. »

L’étude a inclus 15,093 participants non dépressifs au début de l’étude. Il s’agit d’anciens étudiants de l’Université de Navarre, en Espagne. Des professionnels inscrits au projet SOLEIL, pour une étude de cohortes qui a commencé le 21 Décembre 1999. La cohorte a été utilisée pour identifier les déterminants hygiéno-diététiques de diverses conditions, y compris le diabète, l’obésité et la dépression.

Les questionnaires pour évaluer l’apport alimentaire ont été remis au début du projet puis une nouvelle fois après 10 ans. Un total de 1.550 participants ont signalé un diagnostic clinique de dépression ou signalé l’utilisation d’antidépresseurs après une période de suivi médian de 8,5 années.

Finalement, c’est le régime « HEI 2010 » a été associé à la plus grande réduction du risque de dépression.

Mais la plupart des effets pourraient être expliqués par sa similitude avec la diète méditerranéenne.

Les nutriments communs et les produits alimentaires tels que les acides gras oméga-3, les légumes, les fruits, les légumineuses, les noix et consommation modérée d’alcool sont présents dans les deux régimes (Le régime « HEI2010 » et régime méditerranéen) et pourraient être responsables de la réduction du risque observé dans la dépression.

Le régime Méditerrannéen serait donc associé à une grande réduction du risque de dépression.

La différence notable se produit lorsque les participants commencent à suivre un régime alimentaire sain. Même une adhésion modérée à ces habitudes alimentaires saines a été associée à une réduction importante du risque de développer une dépression. Cependant, il n’a pas été observé de bénéfice supplémentaire lorsque les participants ont suivi plus scrupuleusement le régime.

Donc, une fois que le seuil est atteint, la part de risque est réduite mais constante, même si les participants sont plus stricts avec leurs régimes et mangent plus sainement. Cette démonstration est compatible avec l’hypothèse que l’apport sous estimé de certains nutriments (principalement situés dans le régime Méditerrannéen) peut représenter un facteur de risque de dépression avenir.

Un bémol à cette étude est que les résultats sont basés sur l’apport alimentaire auto-déclarés et un diagnostic clinique auto-déclarés à la dépression. Davantage de recherche serait donc nécessaire pour prévoir le rôle de l’apport en nutriments pour les besoins neurophysiologiques.