Le café, un ami qui ne vous veut pas que du bien

Le café, notre ami du matin, ne semble pas nous vouloir que du bien.

C’est le matin, vous vous dirigez automatiquement vers la cafetière avec la salivation intempestive d’un cobaye de Pavlov.

Rien d’anormal,  vous faîtes partie des millions de personnes qui pensent qu’une journée ne peut pas démarrer sans un bon café. Certaines études ont d’ailleurs établi que le café est la 2e boisson la plus consommée en France derrière l’eau minérale.

Mais en y regardant de plus près, le café n’est pas forcément le meilleur ami de votre quotidien. Le café est une drogue puissante, qui affecte le système nerveux, circulatoire, digestif, la sécrétion d’adrénaline et la contraction musculaire.

A cause de l’utilisation massive du café, et des sodas caféinés, la caféine est d’ailleurs probablement la drogue la plus répandue.
L’effet immédiat de la caféine est la nervosité. Des symptômes tels que les mains qui tremblent ou une impression générale d’être sur les nerfs sont visibles dans l’heure qui suit la consommation. Les effets durent plusieurs heures.

Le café augmente la glycémie (c’est en partie ce qui vous donne le coup de fouet), mais l’insuline rectifie rapidement votre taux de sucre, d’où la sensation d’être « à plat ».

Pour ceux qui ne peuvent s’en tenir à une tasse, les mauvais effets se multiplient. Un syndrome connu sous le nom de « caféinisme » se produit chez les personnes buvant 5 tasses ou plus par jour (environ 500 milligrammes de caféine). Ce syndrome ressemble beaucoup à une névrose d’angoisse et les personnes qui en sont atteintes souffrent de nervosité, d’irritabilité, de maux de têtes, d’instabilité, de tachycardie et de palpitations musculaires.

Malheureusement, si vos maux de tête viennent du café, vous vous sentirez mal également si vous voulez cesser d’en boire.

Vous pouvez le faire du jour au lendemain, mais attention !
Après tout, on s’accoutume à la caféine et il est possible qu’elle engendre l’assuétude.
Ce qui signifie que lorsque votre organisme en est privé, il peut se rebeller. Le symptôme le plus courant est un mal de tête qui commence environ 18 heures après la dernière tasse. Cela commence par l’impression que votre tête est pleine à craquer, comme si votre cerveau était devenu trop gros pour votre crâne. Puis la sensation se transforme rapidement en un mal de tête pénible et lancinant.
Il atteint son maximum 3 à 6 heures après avoir débuté, mais ce n’est pas inhabituel que la douleur persiste pendant un jour ou plus.

Si vous n’en pouvez plus, vous penserez alors peut être à l’aspirine.
Mais là encore…attention!
Un grand nombre d’analgésiques vendus sans ordonnance contiennent…quoi donc? De la Caféine.
Bien sûr votre mal de tête va disparaitre, mais vous êtes repris dans le cycle et devrez recommencer à zéro.

En dehors des maux de tête, vous vous sentirez peut être très irritable, abattu ou angoissé.
En réalité, le type d’angoisse associé à une consommation excessive se manifeste lorsque vous essayez de l’interrompre.
Mais si vous persévérez, vous verrez rapidement des résultats positifs, en 3 jours seulement.
Néanmoins, il faudra peut être deux à trois semaines pour que vous ressentiez tous les bienfaits de cette désaccoutumance. Vous remarquerez alors que vous dormez plus profondément, que vous êtes plus détendu(e) pendant la journée et que vous faîtes face plus facilement aux difficultés quotidiennes.
Vous pouvez aussi essayer de diminuer progressivement votre consommation. Certains trouvent moins pénibles d’étaler la chose sur plusieurs semaines.
Mais cela n’exclut pas tous les problèmes.
Selon votre degré de dépendance, vous aurez des symptômes plus ou moins prononcés en diminuant votre consommation.
La méthode dépend de vous : faîtes ce qui vous provoque le moins de malaise.
Vous pouvez réduire d’une tasse par semaine ou une tasse par jour, rappelez vous simplement que chaque tasse de café en moins est un plus pour votre santé.